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A
propos de la résolution….
# Le nombre
de pixels ...
La résolution
d'une image peut s'exprimer de différentes façons, ce qui
donne parfois lieu à des erreurs de compréhension.
Pour qualifier
la qualité d'un appareil numérique, on exprime sa résolution
maximale en millions de pixels...
par exemple, 6.000.000 de pixels pour le canon Eos 10D.
Ces 6 millions correspondent à la multiplication de la longeur
par la largeur.
Dans notre exemple (canon 10D) : 3072 pixels de longeur X 2048 pixels
de largeur = 6.000.000 de pixels (ce chiffre est un peu arrondi).
Ainsi exprimé, on ne parle pas de dpi, on décrit simplement
un "quadrillage", on pourrait comparer cela à la surface
d'un terrain...
# Les DPI,
et tailles de fichiers ...
Le terme DPI
signifie "dot per inch'... c'est à dire "points (pixels)
par pouce", un pouce = 2,54 cm.
Si on ne "réechantillonne" pas le fichier (voir explication
plus bas), on peut donc lui donner n'importe quelle valeur en dpi, la
taille des côtés variera proportionnellement, mais le nombre
total des pixels (le "quadrillage") ne variera pas.
Exemple concret :
Le canon
Eos 10D de notre exemple nous fournit des fichiers de
3072 pixels de longeur X 2048 pixels de largeur = 6.000.000 de pixels
(arrondi)
Si on rapporte cette taille en 400 dpi, nous obtenons :
19.51 cm x 13 cm mais
cela correspond toujours à notre valeur initiale de 3072 pixels
X 2048 pixels
Si on rapporte cette taille en 300 dpi, nous obtenons :
26,01 cm x 17,34 cm mais
cela correspond toujours à notre valeur initiale de 3072 pixels
X 2048 pixels
Si on rapporte cette taille en 200 dpi, nous obtenons :
39,01 cm x 26.01 cm mais
cela correspond toujours à notre valeur initiale de 3072 pixels
X 2048 pixels
Si on rapporte cette taille en 100 dpi, nous obtenons :
78,03 cm x 52,02 cm mais
cela correspond toujours à notre valeur initiale de 3072 pixels
X 2048 pixels
Si on rapporte cette taille en 72 dpi, nous obtenons :
108,37 cm x 72.25 cm mais
cela correspond toujours à notre valeur initiale de 3072 pixels
X 2048 pixels
300 dpi est
la résolution dans laquelle travaillent la plupart des imprimeurs
c'est à dire que pour une demi page de 21 cm sur 15 cm, ils désireront
obtenir un fichier de cette taille en 300 dpi (bien que pratiquement,
dans la plupart des cas, une résolution de 200 dpi suffira largement
pour une impression classique).
La plupart des appareils sortent des fichiers natifs en 72 dpi car
cela correspond à la résolution d'un écran standard.
NB : Cette valeur varie de plus en plus souvent selon les écrans,
les systèmes d'exploitation ou les cartes graphiques mais on conserve
malgré tout cette valeur comme norme.
En visualisant votre image en "taille réelle", vous faites
correspondre le pixel de votre fichier avec celui de votre écran,
(sous photoshop, cela s'appelle "taille réelle des pixels".
Au dela de cette taille d'affichage, vous verrez apparaitre les pixels
"en escalier" de votre image.
# Le rééchantillonage...
Il s'agit
ici de modifier réelement la taille de l'image et non plus la façon
dont elle s'exprime.
Une fois cette opération réalisée, le "quadrillage"
du fichier aura été modifié (augmenté ou diminué)
et son poid final s'en trouvera modifié.
Le fait d'augmenter ainsi la résolution de votre image n'en
améliorera jamais la qualité, au contraire.
En faisant cela, vous divisez un pixel d'une couleur donnée en
plusieurs pixeles plus petits de la même couleur qui tendront à
reconstituer un carré de cette couleur (c-a-d le pixel d'origine).
Photoshop tentera de rendre la meilleure transition par un calcul appellé
"interpollation bicubique", cela résoudra en partie ce
problème, mais ne fera pas de miracles, votre image ne conservera
pas une qualité acceptable au-dela de sa taille originale (il s'agirait
donc d'une "tromperie" vis-à-vis du client).
# Compression
jpg...
Sans entrer
dans des détails trop longs et indigestes, le format Jpg arrive
à diminuer le poids d'une image par une équation mathématique.
Quand vous enregistrez une image en jpg, vous avez le choix du taux de
compression (de 1 à 12 ou de 10 à 90%).
Pour obtenir ce gain de poids, certaines informations sont perdues. Des
"regroupements" de pixels sont ainsi réalisés.
Plus le taux de compression est important, plus votre fichier économise
en poids, mais plus votre image est dégradée...
De plus, lors de chaque enregistrement, un nouveau calcul est appliqué,
dégradant ainsi encore un peu plus votre image (mais une fois le
premier enregistrement réalisé, la dégradation due
aux autres enregistrements sont biens moindres).
Si on choisit un taux de compression faible (valeur haute, 11 ou 12, 90
ou 100%), l'image est également dégradée, mais dans
une mesure imperceptible pour l'oeil humain.
Nous pouvons donc nous permettre de livrer les images finales à
nos clients en Jpg car ce n'est que la première ou la seconde fois
que le fichier est enregistré en jpg et avec un taux de compression
faible.
Mais le Jpg doit rester le format final d'une image retravaillée
et corrigée...
Si vous retravaillez votre image (couleurs, montage, dépoussièrage,...),
vous serez amenés à enregistrer régulièrement
votre travail, il est alors essentiel d'enregistrer votre image dans un
format qui ne dégradera pas votre image (PSD ou tiff par exemple),
ce n'est qu'au final, quand vous jugez ce travail "terminé"
que l'on peut se permettre d'enregistrer en Jpg.
C'est pour
cette raison que nous vous demandons de respecter ces conseils et de nous
fournir vos photos en Tiff, nous nous chargeons alors de la conversion
Jpg finale.
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